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Témoignages post mortem de Daniel Fargeas

J’ai longtemps hésité à publier ce texte reçu chez moi, peu de temps avant que Daniel me demande de venir garder sa maison pour aller à son procès…à Paris…Tout cela ne l’a pas ménagé, et quand il revint de son procès en octobre, il n’était plus le même. C’est par devoir que je publie cela…Pur que l’on sache comment on nous poursuit…!!!

Daniel D. ami de 15 années avec Daniel Fargeas.

Daniel Fargeas témoigne de la réquisition par les gendarmes de 58 dossiers sur la santé distribués sous la bannière « Fiches Ecologiques »

Daniel Fargeas,

Le 3 octobre 2007 à 14h, je suis convoqué à la gendarmerie de Rivesaltes pour audition par le Gendarme Maury, Celui-ci me dit qu’un procureur de la république de Paris (est allée probablement par hasard sur le  site qui présente  les « Fiches Ecologiques » sur Internet et veux me poser quelques questions à propos des documents proposés sur ce site: Je passe un instant du coté de Mr Maury et montre le site sur son écran). (il semble aussi que la liste des questions soit aussi affichée à l’écran de l’ordinateur de Mr Maury. Celui-ci me pose de nombreuses questions comme:
 
– Quel est votre statut?
– Ma réponse: « Association jusqu’au départ de ma compagne ». – Quel modèle d’ordinateur? Quand l’avez-vous acheté?
– Réponse: « C’est un Mac d’occasion ».
– Quel est votre revenu ?
 Réponse: trois pensions qui totalisent 250 euros environ.
– Que gagnez -vous avec les fiches? Je réponds: « presque rien, des « visites » mais pas de commandes, les gens souhaitent probablement télécharger leur documents gratuitement. » (en fait j’ai fais une petit héritage qui résulte de la vente d’une maison de mon père décédé, je souhaite plutôt passer la main, et c’est pourquoi je suis allé à la boutique de gestion citée lors du précédent message)
-Quelle est votre banque?
– Banque Postale
– Avez-vous des enfants? Où habitent-ils,
– Un fille à Mont de Marsan, une autre dont je n’ai pas de nouvelles.
– Comment procédez-vous pour rédiger ces documents?
– J’explique qu’il s’agit plutôt de repérer des documents écrits par d’autres journalistes, ou bien des témoignages, publiés dans diverses revues, puis de les classer par ordre alphabétique en leur affectant un mot -clef, puis de mettre en page les plus pertinants, pour obtenir des dossiers présentables et photocopiables. Je propose une démonstration. Mr Maury m’apporte un numéro de « BOL D’AIR », un supplément du samedi au journal « l’Indépendant ». J’y trouve un article sur le chemin de Compostel. Une page pratique en particulier: Quelles chaussures, quels vêtement adopter…etc… Je dis que je pourrais introduire cette page pratique dans le dossier « Marche ».
 – Pouvez-vous nous communiquer des dossiers?
– Je réponds: ils sont en vente libre (ou quelque-chose d’approchant. Il n’a pas été question de droits d’auteur, ou bien je ne m’en souviens pas. Et dans ce cas je répond qu’il s’agit de textes plutôt militants. Que je cite toujours les auteurs pour leur faire en contrepartie de mon emprunt un petit peu de publicité. Qu’il s’agit d’un service d’orientation et qu’il est essentiel que les lecteurs aillent à la source si c’est possible, que je signale mon numéro de téléphone sur tous les documents pour réponse gratuite sur les ponts obscurs, que j’offre un remboursement si le dossier ne correspond pas à l’attente du lecteur, que les tirages-par photocopie, sont insignifiants : de 1 à 4 exemplaires par titre et par an en moyenne.
Je ne me souviens plus d’autres questions
En me raccompagnant à la sortie, Mr Maury tente peut-être de m’apaiser en me disant qu’à Vingrau il avait eu l’occasion d’interroger des personnes qui faisaient de la vente par correspondance.

Le 12 mars 2008 à 10 h. Un gendarme me téléphone et me demande s’il peut venir me voir. Il est chez moi une demie-heure après . Il s’agit du gendarme Alain Gonzales (le gendarme Maury a été affecté dans une autre gendarmerie). Un collègue gendarme l’accompagne, et reste silencieux. Mr. gonzalès me demande: « où sont les dossiers que vous proposez par internet.? » Nous montons au grenier. En voyant le stock de papier il pousse un Ah! d’exclamation. Il me demande si je suis d’accord pour lui remettre quelques dossiers. Je lui réponds « Voulez-vous les acheter?
– Vous ne m’avez- pas compris, répond-t-il, Il me dit qu’il a un ordre de Brigitte Montambault vice procureur du TGI de Paris, mais je ne vois pas son document. Là je comprends que je n’ai pas le choix. Il me dicte les dossiers et je les sort au fur et à mesure. Nous notons sur la liste des `fiches, les dossiers saisis. Pendant que nous notons sur la table de la cuisine, le collègue fait une petite incursion dans le bureau attenant où se situe l’ordinateur de bureau. L’opération a duré une demie-heure. Il me demande un carton pour emballer les dossiers, peut-être par discrétion par rapport aux voisins, puis me demande de passer à 17 heures à la gendarmerie pour m’entendre à nouveau.

2ème audition  à la gendarmerie ce même jour à 17 h.
La première question est : Qu’avez-vous à me dire?
– Réponse: « Je voudrais savoir de quoi il s’agit?
– Il me répond « on voudrait savoir si vous exercez illégalement la médecine et la pharmacie et si vous exercez un travail dissimulé. Il précise: « avec un point d’interrogation ».
– Puis il me demande si j’ai conscience ou si je pense être en infraction. Je réponds « Non. » Il dit « vous n’avez pas l’air de vous en faire ». Je répond : « J’ai passé l’âge de me ronger les ongles. » (je suis né en janvier 34)
(je ne me souviens pas des autres questions, l’entrevue a duré une demie-heure)
– Il me tend un papier à signer en 4 exemplaires crachés par l’imprimante, sans me proposer, ni me donner le temps de le lire et comme s’il s’agissait d’une formalité sans importance. Je signe, mais je ne vois rien car je n’ai pas mes lunettes ( je lis les textes avec des lunettes  3, 5 et du 2 pour les sous-titres à la télé) que j’ai laissées dans la voiture) , je demande une copie. Il me dit que seulement un avocat peut en prendre connaissance.
Il me raccompagne à la sortie et me dit qu’il ne reste plus qu’à attendre pour voir s’il y a une suite.

Je me sens tout de même assez démuni et vulnérable et mes ongles commencent à diminuer. Que convient-il de faire si un gendarme m’appelle à nouveau ou s’il frappe à ma porte? S’il prétend emporter mon ordinateur (puisqu’un gendarme m’a déja demandé la marque). Je trouve quand même le procédé assez violent, même si la loi l’autorise.

Questions
– Sur quels critères faut-il choisir un avocat? Proximité pour intervention rapide? Compétences? etc…
– Faut-il se mettre vraiment en position d’attente?
– Faut-il plutôt adopter un profil bas?
– Je n’ai aucune trace écrite de tous des épisodes et je me demande si c’est bien correct?
– Les gendarmes avaient-ils le droit de rentrer chez moi sans présenter un papier ?
– Pour entrer, faut-il qu’ils me remettent en main propre un papier? Lequel?
– Est-ce souhaitable que plusieurs associations soient sur le coup ?  Comment ces association pourraient-elles alors coordonner leurs efforts ?
– Avez-vous, ou y a-t-il quelque part, un document pratique pour donner de l’info sur ce qu’il convient de faire quand on est dans le collimateur ?
– Faut-il se méfier des communications téléphoniques?,
– Faut-il que je prenne des dispositions particulières: à propos des papiers personnels?
– ou carnets d’adresses personnels?
– à propos des listes d’adresses des correspondants qui m’ont pas commande dans le passé?
– précautions à propos de mon ordinateurs et  de ses données?

Merci pour votre intérêt. Daniel Fargeas

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